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Corneille - Ensemble (feat Vitaa)

Titre diffusé

Corneille
Ensemble (feat Vitaa)

Ardennes : Le Bilan du Cabaret Vert version 2026 par les organisateurs

26/08/2026 - 15:29 - Rédigé par Radio 8

Ardennes : Le Bilan du Cabaret Vert version 2026 par les organisateurs

Avec 106 000 festivaliers réunis en quatre jours, le Cabaret Vert célèbre sa 20e édition avec un nouveau succès populaire. De Deftones à GIMS, de Nick Cave à Theodora, de la BD aux débats et projections de l’Idéal, cette édition anniversaire aura surtout confirmé une chose : vingt éditions après sa naissance, le festival continue de cultiver la découverte, le mélange des genres et le renouvellement.

« GIMS, tu l’as déjà entendu dans la voiture, mais là il va chanter en vrai devant toi. » Dimanche soir, pour ce petit garçon croisé dans les allées, le Cabaret Vert avait le goût d’une grande première. À quelques mètres de lui, certains habitués se souviennent sans doute de leurs propres premières fois, un, cinq, dix ou quinze ans plus tôt. En vingt éditions, une génération a grandi avec le festival. Une autre commence aujourd’hui à se l’approprier. Une édition anniversaire ? Oui, mais certainement pas une édition tournée vers le passé. En 2026, comme depuis ses débuts, le Cabaret Vert a déployé son lot de nouveautés, de surprises, de découvertes et de paris. Avec une singularité préservée : même lorsqu’il affiche complet - comme le samedi avec 32 000 entrées - le site du festival conserve son charme, sa verdure et ce plaisir intact de déambuler en bord de Meuse.

À pleins poumons 
La preuve en musique. Deftones, premier groupe international programmé par le Cabaret Vert en 2009, revenait le jeudi en tête d’affiche pour un show éclatant. Quelques heures plus tôt, Speed dégainait une improbable flûte traversière en plein set hardcore, avant que Turnstile, Body Count feat. Ice-T, Last Train ou Goya se chargent de secouer les fosses. Impossible d'évoquer la journée du vendredi sans penser aux 2 h 30 magistrales de Nick Cave & The Bad Seeds dans la nuit ardennaise. Citons également ici le flamenco virtuose de Yerai Cortés, les danses sous la pluie de Feu! Chatterton ou les toujours fringants Cat Power et Sparks. 

Samedi, Theodora apparaissait en majesté. Passée en un an du Greenfloor à Zanzibar, la Boss Lady prenait possession de la grande scène pour l’émouvante dernière date de son été. Disiz profitait de la golden hour tandis que Faye Webster posait sa voix cristalline sur Razorback. Dimanche, Jain créait la surprise au Zion Club (perchée sur une voiture transformée en sound-system) et le groove imparable de Leisure faisait figure de révélation du jour. Tout cela avant que GIMS ne transforme Zanzibar en karaoké géant, avec 31 001 voix reprenant “Est-ce que tu m’aimes ?”  à l’unisson. La réponse est oui. 

Et quand vient la nuit, le festival change encore de visage. Underworld, Kygo, Brutalismus 3000, Teletech, Girls Don’t Sync, Ofenbach ou Todiefor ont transformé les scènes en dancefloors à ciel ouvert, pendant que les riddims résonnaient quatre jours durant au Zion Club. Du metal au dub, de la pop au rap, du flamenco à la techno : vingt éditions plus tard, le Cabaret Vert a continué d’envoyer valser les étiquettes et les snobinards. Sans doute la meilleure manière de rester jeune. 

Son Goku, Spirou et des milliers de lecteurs 
Lui aussi traverse les générations sans vraiment prendre une ride. Avec ses cheveux en pics, Son Goku aurait presque pu se glisser dans un circle pit. C’est pourtant à l’Espace BD que l’on retrouvait jeudi sa voix française, Brigitte Lecordier, venue rencontrer le public. Au Cabaret Vert, les découvertes ne se font pas uniquement devant les scènes. La bande dessinée reste l’une des signatures historiques du festival. Plus de 13 000 lecteurs ont fréquenté l’Espace BD et 1 600 jeunes ont participé au vote du Prix BD jeunesse. Pour cette 20e, Spirou s’est également invité à la fête avec une édition spéciale de son magazine et une grande chasse au trésor le dimanche. Dédicaces, rencontres, remise des prix et battles de dessin ont rythmé quatre jours de bulles, avec une programmation tournée vers les interrogations et les problématiques de l’époque. 

Des idées plein la fête 
Car si le Cabaret Vert aime faire danser et buller, il entend aussi continuer à faire réfléchir. Pendant quatre jours, l’Idéal a une nouvelle fois ouvert un espace à part au cœur du festival, entre projections, rencontres et débats. Questions sociales, culture, libertés, transition écologique : la programmation a prolongé la fête sur le terrain des idées. À l’image de cette conversation dominicale consacrée aux PFAS et à la mobilisation citoyenne contre les polluants éternels. Des réflexions qui se prolongeaient aussi sur grand écran à l’Idéal Cinéma, avec notamment Erin Brockovich, seule contre tous (Steven Soderbergh, 2000) ou Dark Waters (Todd Haynes, 2019). Sur le site, ces engagements se vivaient très concrètement à travers l’affichage de l’empreinte carbone des plats, le tri des déchets ou la Vélorution du dimanche. « C’était un immense honneur d’être avec vous. À une prochaine fois », lançait Jain après son passage surprise dimanche au Zion Club. Rendez-vous est pris en 2027. Pour la première, la dixième ou la vingt-et-unième fois. 

Crédit Photo : @cabaretvert




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