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Après le fiasco de la foire, le Maire de Charleville-Mézières souhaite des explications

24/06/2026 - 07:53 - Rédigé par Candide Blomme

Après le fiasco de la foire, le Maire de Charleville-Mézières souhaite des explications

La deuxième édition de la Foire de Charleville-Mézières s'est achevée dimanche sur un constat unanime : exposants, artistes et visiteurs sont repartis avec le même sentiment d'avoir été floués.

Tout commence dès le jeudi. Plusieurs exposants sont déplacés sans préavis, leurs emplacements attribués puis repris. Le pôle tatouage, d'abord prévu à l'extérieur, dans la poussière, incompatible avec les normes d'hygiène du secteur, est finalement relégué sous un chapiteau. Un chapiteau transformé en étuve, où le thermomètre affiche jusqu'à cinquante degrés le samedi après-midi. 

En revanche, pas de climatisation prévue par la direction de la foire. Ce sont les organisateurs de la convention tatouage eux-mêmes qui courent déployer des ventilateurs. Résultat : des tatoueurs repartent avec des cloques et des brûlures, des encres inutilisables, et pour les exposants alimentaires, des stocks entiers jetés à la poubelle.

Les artistes invités vivent la même désillusion. Une chanteuse, prévue depuis novembre 2025 pour deux soirées et la Marseillaise du dimanche, découvre à son arrivée qu'aucune chambre d'hôtel n'a été réservée, qu'aucun contrat ni cachet GUSO n'existe, et que ses balances doivent se faire à la va-vite avec un technicien de fortune . Elle fait un premier malaise en coulisses le samedi, un second le dimanche matin. Elle annonce désormais vouloir saisir l'URSSAF, le GUSO et l'inspection du travail.

Du côté des visiteurs, même désenchantement. « Autrefois c'était des box numérotées, on parcourait tout sans se poser de question », confie l'un d'eux, nostalgique de l'ancienne foire. « Là, c'est du grand n'importe quoi ». Aucun fléchage, peu d'animations, une fréquentation en berne. Un exposant résume crûment l'équation : 360 euros de location de stand, cent euros de bénéfice sur trois jours. Il plie bagage dès le dimanche matin. Le chiffre de 5 000 visiteurs avancé par les organisateurs, lui, est également contesté par plusieurs participants présents tout le week-end.

Et pendant que tout cela se passe, l'organisateur principal est aux abonnés absents. Invisible durant les moments de crise, il n'aurait accepté aucun dialogue avec les exposants en difficulté. Certains décrivent même des intimidations lorsqu'ils osaient réclamer des comptes.

Face à l'ampleur des réactions, le maire de Charleville-Mézières, Boris Ravignon, a accepté de s'exprimer

Un signal politique qui dit beaucoup sur la gravité de la situation : des problèmes récurrents, déjà constatés lors de la première édition, mais amplifiés cette année. Une sérieuse remise en question de l'organisation aurait été la bienvenue. D'autant qu'il y a deux ans, la relance de la foire avait suscité de l'espoir. Ce que cette édition a offert ressemblait, selon les mots mêmes des visiteurs, davantage à un salon de l'habitat qu'à une foire populaire. L'espoir, lui, a pris du plomb dans l'aile.

Droit de réponse  de l'organisateur reçu le 07 Juillet 2026 : 


FOIRE DE CHARLEVILLE-MÉZIÈRES : RÉTABLIR LES FAITS POUR QUE CHACUN PUISSE SE FAIRE SA PROPRE OPINION

Droit de réponse à l'article « Après le fiasco de la foire, le Maire de Charleville-Mézières souhaite des explications »

Le 24 juin 2026, un article consacré à la Foire de Charleville-Mézières a été publié sous le titre « Après le fiasco de la foire, le Maire de Charleville-Mézières souhaite des explications ».

En quelques heures, cette publication a été largement relayée et a contribué à installer dans l'opinion publique une image particulièrement dégradée de l'organisation de l'événement. Les lecteurs ont découvert une succession d'accusations présentées comme des faits établis, sans disposer des éléments permettant d'en apprécier toute la réalité.

Par le présent droit de réponse, les organisateurs souhaitent rétablir plusieurs faits essentiels qui n'ont pas été portés à la connaissance du public.

Une foire imparfaite, mais des affirmations qui ne reflètent pas la réalité Oui, cette deuxième édition a rencontré des difficultés. Personne ne le conteste.

Comme tout événement de cette ampleur, réunissant plusieurs centaines d'exposants, des partenaires, des artistes et plusieurs milliers de visiteurs, des imprévus sont survenus et certaines décisions ont dû être prises dans un contexte particulièrement difficile, notamment en raison des fortes chaleurs.

Reconnaître ces difficultés ne signifie pas accepter que soient présentées comme certaines des affirmations qui sont aujourd'hui contestées ou objectivement inexactes. Une critique peut être légitime. Encore faut-il qu'elle repose sur des faits vérifiés.

Des éléments essentiels n'ont pas été portés à la connaissance des lecteurs

Parmi les exemples les plus significatifs figure la situation d'une artiste évoquée dans l'article. Il y est indiqué qu'aucune chambre d'hôtel n'aurait été réservée et que l'organisation aurait failli à ses engagements.

Les organisateurs contestent formellement cette présentation. La réservation de l'hôtel avait bien été effectuée et les justificatifs correspondants existent. De la même manière, il est nécessaire de préciser que cette artiste n'était pas engagée contre rémunération. Les seuls engagements convenus concernaient la prise en charge de ses frais de déplacement ainsi que de son hébergement.

Ces éléments, pourtant vérifiables, apportent un éclairage sensiblement différent de celui donné au lecteur.

Des accusations graves ne deviennent pas des vérités parce qu'elles sont publiées

L'article reprend également plusieurs témoignages mettant directement en cause les organisateurs. Ces accusations sont fermement contestées.

Aucune décision de justice ne permet aujourd'hui de les considérer comme établies. Présenter des allégations contestées comme des certitudes expose à créer une confusion entre des accusations et des faits judiciairement établis.

À la suite des conséquences provoquées par ces publications, plusieurs procédures ont été engagées afin que les juridictions compétentes puissent examiner les faits. La justice est désormais saisie. C'est à elle, et à elle seule, qu'il appartient de déterminer les responsabilités éventuelles.

Une réputation se construit pendant des années. Elle peut être atteinte en quelques heures.

Derrière cette manifestation se trouvent des mois de préparation, des bénévoles, des partenaires, des prestataires, des exposants et des personnes qui se sont investis dans ce projet.

La diffusion d'accusations largement relayées a eu des conséquences importantes sur leur travail, leur crédibilité et leur réputation.

Les organisateurs n'ont jamais demandé à être épargnés par la critique. Ils demandent simplement que cette critique repose sur une information complète, équilibrée et fidèle à la réalité.

Informer suppose aussi de donner la parole à ceux qui sont mis en cause

La liberté de la presse constitue un principe fondamental auquel les organisateurs sont profondément attachés.

Cette liberté s'accompagne toutefois d'une exigence tout aussi essentielle : permettre aux personnes directement mises en cause d'apporter leurs explications lorsque leur réputation est susceptible d'être affectée.

Les organisateurs regrettent que leur version des faits n'ait pas été portée à la connaissance des lecteurs avant la publication de l'article Ils considèrent que chacun doit pouvoir se forger sa propre opinion à partir de l'ensemble des éléments disponibles et non d'une seule version des faits.

La vérité mérite, elle aussi, d'être entendue

Les organisateurs continueront à répondre aux questions qui leur seront posées, à coopérer avec les autorités compétentes et à tirer les enseignements de cette édition afin d'améliorer les suivantes.

Ils assument les difficultés rencontrées. En revanche, ils ne peuvent accepter que des affirmations contestées ou matériellement inexactes deviennent, par leur seule diffusion, des vérités admises.

Ce droit de réponse n'a qu'un seul objectif : permettre aux lecteurs de disposer des éléments qui ne leur avaient pas été présentés et rappeler que la vérité des faits ne se construit ni sur des rumeurs, ni sur des accusations, mais sur des éléments vérifiés et, lorsqu'un litige existe, sur les décisions rendues par la justice.

Fabrice CHANDOR Organisateur 

de la Foire de Charleville-Mézières 

Président d'Ardennes Expos








Une interview est disponible pour cet article

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