Sedan : une femme reconnue coupable d'outrages et de violences sur des policiers
Rabia, une sedanaise, a été condamnée par le tribunal correctionnel après des faits d'outrages et de violences commis à l'encontre de policiers le 1er février 2026 à Sedan.
Ce jour-là, les forces de l'ordre interviennent en pleine après-midi pour prendre en charge une femme en état d'ébriété avancé qui trouble l'ordre public. Face à son état, les policiers décident de la conduire à l'hôpital afin qu'elle puisse être examinée.
Selon le dossier, la prévenue profère alors plusieurs insultes à l'encontre des fonctionnaires durant son transport et sa prise en charge. Parmi les propos retenus figurent notamment : « fils de pute », « allez vous faire enculer » ou encore « je baise la justice française ».
La situation dégénère ensuite à l'hôpital lors d'une fouille de sécurité. Les policiers indiquent que la femme tente de leur porter des coups avec son manteau avant de se montrer plus violente. Elle est accusée d'avoir donné un coup de pied dans les parties génitales d'un agent, plusieurs coups de poing et d'avoir tenté de s'emparer d'un pistolet à impulsion électrique. Elle aurait également conservé les lunettes d'un policier afin de compliquer son intervention tout en poursuivant ses insultes.
Les faits ont été partiellement filmés par les caméras-piétons des fonctionnaires. Les images ont été exploitées au cours de l'enquête.
Les deux policiers ont été blessés. L'un d'eux a obtenu une incapacité totale de travail de dix jours à la suite d'un traumatisme accompagné notamment de douleurs et d'un bourdonnement d'oreille. Le second a souffert de blessures au poignet.
À l'audience, la prévenue a reconnu les outrages. Elle a expliqué souffrir d'un important problème d'alcoolisme et être désormais suivie médicalement dans le cadre d'un parcours de soins comprenant un accompagnement en addictologie et en psychiatrie. Concernant les violences, elle a affirmé ne plus se souvenir précisément des événements en raison de son état d'alcoolisation au moment des faits.
Le tribunal a finalement condamné la prévenue à effectuer 140 heures de travaux d'intérêt général dans un délai de dix-huit mois. Elle a également été déclarée inéligible pendant deux ans.
Sur le plan civil, elle devra verser 200 euros de dommages et intérêts à chacun des deux policiers ainsi que 200 euros chacun au titre de leurs frais d'avocat. Concernant l'un des fonctionnaires blessés, le tribunal a en outre ordonné une expertise médicale et accordé une provision de 1 000 euros ainsi qu'une indemnisation de 1 200 euros.
L'affaire a été renvoyée au 8 janvier 2027 sur intérêts civils afin de permettre l'intervention de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM).








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