Mercosur : La FDSEA et les JA 08 mobilisés à la frontière Belge
Une poignée d'agriculteurs des syndicats FDSEA et Jeunes Agriculteurs des Ardennes se sont mobilisés ce mercredi midi à La Chapelle, à la frontière belge, pour une action de 24 heures contre le traité de libre-échange avec les pays du Mercosur. Cette mobilisation intervient alors que les agriculteurs de la Coordination Rurale occupent, eux, le site du Piquet depuis mardi.
Un contrôle des marchandises à la frontière
Rémi Festuot, secrétaire général de la FDSEA des Ardennes, explique la démarche : « On souhaite rentrer en contact avec les automobilistes en distribuant des flyers pour expliquer notre mécontentement et nos réclamations ». L'action vise également les poids lourds avec la mise en place d'un contrôle des marchandises transportées. « On souhaite vérifier les origines européennes ou étrangères et voir si les produits respectent nos normes », précise-t-il.
Cette mobilisation, prévue jusqu'à 14 heures ce jeudi, s'inscrit dans un contexte de forte tension après l'adoption du traité par la Commission Européenne, perçue par les agriculteurs comme un passage en force.
Revenu agricole et concurrence déloyale au cœur des revendications
La première demande des manifestants concerne le revenu agricole, comme l'explique Rémi Festuot, secrétaire général de la FDSEA 08
Le traité avec le Mercosur cristallise les inquiétudes. Un agriculteur à la retraite, présent en soutien à la mobilisation, pointe notamment du doigt les failles du système d'étiquetage : « On voit de la viande qui vient du Mercosur, elle passe en Allemagne et hop, elle est étiquetée allemande. Ça, c'est très mauvais ».
Une stratégie de retardement
Face à cette situation, les agriculteurs misent sur une opposition parlementaire. « La semaine prochaine, le traité est censé être voté par les parlementaires et députés européens. Si on arrive à obtenir la majorité, on peut avoir un retard d'un an et demi par rapport aux autres pays européens », espère le secrétaire général.
La France n'est pas isolée dans son opposition. Selon Rémi Festuot, l'Irlande, la Pologne et la Hongrie figurent parmi les cinq pays réfractaires au traité.
La mobilisation se poursuit
Les actions ne s'arrêteront pas là. Le mardi 20 janvier, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs des Ardennes prévoient d'être présents à Strasbourg pour soutenir l'idée de porter le traité devant la Cour de justice Européenne, une démarche visant à retarder sa mise en application.
Le secrétaire général de la FDSEA, Rémi Festuot, au micro de Radio 8
Un appel aux consommateurs
Au-delà des actions syndicales, le responsable agricole lance un appel direct aux consommateurs : « Le débat peut être vite réglé si demain les consommateurs Français regardent bien les étiquettes et vérifient l'origine des produits. Si on achète que du Français, ça ne pourra faire que du Français ». Un message martelé aux automobilistes de passage ce mercredi à La Chapelle.









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