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Laifour : Le conjoint violent dormira désormais en prison

10/08/2019 01:00

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Cédric, 32 ans, était jugé ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières en comparution immédiate pour violences habituelles sur sa conjointe, violence aggravée et dégradation de bien.

Le 5 août dernier, les gendarmes étaient appelés à intervenir sur la commune de Laifour pour des faits de violences conjugales. A leur arrivée, ils constatent que le pneu du véhicule garé devant la maison est crevé. A la porte, ils surprennent une conversation : « Tu as appelé les flics en plus ! ». Le couple est alcoolisé, trop pour pouvoir comprendre ce qu'il s'est passé. La victime est alors éloignée du domicile et hébergée chez sa mère et le couple est convoqué le lendemain : les deux tourtereaux se seraient disputés au sujet d'une facture de téléphone. Des insultes réciproques avaient alors fusé puis l'homme aurait tiré sa compagne par les cheveux et frappé alors qu'elle était à terre. La victime s'était réfugiée dans sa voiture, jusqu'à ce que son compagnon vienne la rechercher, crève un pneu de la voiture pour l'empêcher de partir et la traîne à nouveau par les cheveux jusqu'à la faire rentrer dans le domicile, tout cela sous les yeux d'une voisine, témoin de la scène.

La victime déposait plainte, fournissant un certificat médical attestant d'une ITT de 5 jours. C'est alors que ressortait une affaire un peu plus ancienne. Une plainte avait déjà été déposée le 3 mai dernier, pour des violences habituelles entre octobre et mai, avec ITT de 21 jours à l'appui, une plainte mystérieusement retirée 9 jours après.

A la barre, le conjoint niait tout acte de violence mais parlait d'une chute de sa compagne du haut de la terrasse, sous l'effet de l'alcool, sans pour autant pouvoir expliquer les cheveux arrachés à divers endroits constatés par le médecin.

Avec 13 mentions à son casier judiciaire, dont 5 pour des violences, l'auteur des faits a finalement été condamné à 12 mois d'emprisonnement dont 4 avec sursis, avec interdiction de contact avec la victime. Et afin de prévenir tout risque de représailles envers la victime, un mandat de dépôt a été prononcé à son encontre, l'envoyant directement en maison d'arrêt sans passer par la case départ.



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