Violences conjugales en récidive : Un père de famille de retour devant le tribunal
Jason, 35 ans, comparaissait ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières pour des violences conjugales commises en présence de ses sept enfants mineurs, et ce, en état de récidive légale.
Les faits remontent au 6 septembre 2025. Ce soir-là, à Osnes, Jason s'en prend violemment à sa femme Félicia après avoir découvert qu'elle a envoyé un message à une femme avec qui il échangeait par téléphone. Il la tire alors par les cheveux jusqu'au sol, la frappe à plusieurs reprises à la tête, lui assène des coups de pied dans le ventre et dans les jambes alors qu'elle est à terre. Seule l'arrivée de leur fils de 10 ans dans la pièce met fin aux violences.
Mais ce n'est pas un premier coup d'éclat. Le prévenu avait déjà été condamné en mars 2024 par ce même tribunal pour des faits identiques. La victime, elle, dit subir des violences depuis 2018. Elle évoque également un contrôle permanent : tenue vestimentaire surveillée, codes des réseaux sociaux exigés, menaces de mort, et même un traceur installé sur son véhicule. Elle confie avoir réalisé plusieurs tentatives de suicide.
Plusieurs des enfants du couple, auditionnés par les gendarmes, ont décrit des scènes de violence au domicile familial. Le fils cadet de 10 ans a lui-même relaté avoir vu sa mère frappée. Le père de famille aurait également craché au visage de son fils lors de cet épisode de violences.
Le prévenu conteste les faits et affirme avoir uniquement repoussé sa compagne après avoir été frappé. Interrogé sur les témoignages de ses enfants, il continue de nier : « Ils vivent avec leur mère et ils la défendent ». Incapable de garder son calme à l'audience, il n'a fait que donner raison à l'expertise psychiatrique menée lors de sa garde à vue et décrivant un homme impulsif, irrespectueux des autres et de la loi.
Le tribunal l'a finalement reconnu coupable et condamné à 6 mois d'emprisonnement à domicile sous surveillance électronique, à une interdiction de contact et de paraître au domicile de son ex-compagne, ainsi qu'à 500 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral de la victime.









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