Machault : Un proxy, un bistrot, une mascotte et beaucoup de framboises, la famille Monnois mise sur le lien social
Proxy, le Frambistrot et la Framboutique ouvrent leurs portes ce samedi 6 juin à Machault. Derrière ce projet familial hors du commun, trois cogérants : Lilou Monnois, sa mère Émilie et son frère Théo. Ensemble, ils ont décidé de redonner vie au Minima, l'ancienne épicerie du village, fermée depuis bientôt trois ans.
Machault, 482 habitants, à 15 kilomètres du premier hypermarché. Un village qui respirait déjà par la boulangerie, le garage et le coiffeur. Bientôt, il respirera aussi par son proxy Carrefour et ses 580 références, auquel s'ajoute la Framboutique, des rayonnages dédiés aux producteurs locaux des Ardennes. Un bar, un restaurant, une terrasse. Le Frambistrot, lui, proposera chaque jour un plat différent. Végétarien le lundi, saveurs du monde le mardi, réconfortant le mercredi, burgers le vendredi, bistronomie le samedi, et poulets rôtis le dimanche, uniquement à emporter. Fermé le jeudi.
Derrière le projet, il y a une histoire. Celle de la maison aux framboisiers, celle de l'arrière-grand-mère qui venait acheter sa charcuterie au Minima du temps où il s'appelait encore comme ça. La SARL s'appelle la Ferme aux Framboises, les enseignes déclinent le préfixe « Fram », et la mascotte, dessinée par la petite sœur de 17 ans, Orlane, c'est Mamie Framboise. Déclinée en porte-clés, casquettes, stylos et tote bags.
Lilou Monnois, Co-gérante, au micro de Radio 8
Pour l'ouverture, 70 personnes ont déjà réservé. Les billets se paieront en jetons spéciaux : le Fram. Histoire d'éviter que la foule du premier soir ne tripote la caisse toute neuve dont la formation dure une semaine.
Mais au fond, ce qui motive Lilou et les siens, c'est moins le chiffre d'affaires que le lien social. Machault est une cité dortoir. Les anciens s'y isolent, les enfants s'y ennuient. L'idée : en faire un lieu de vie. Que les gamins rendent service au papy du coin, que les générations se retrouvent autour d'un blind test ou d'un après-midi jeux de société.
Les précisions de Lilou et de sa mère, Emilie
Et pour plus tard ? Une ferme pédagogique, de l'autre côté de la rue. Avec des moutons, des cochons, des oies, et pourquoi pas des chevaux de centres équestres à la retraite. D'ici cinq ans, peut-être. Le temps de souffler un peu d'abord.
Ce matin encore, il n'y avait pas de frigo. Le 6 juin, il y aura 40 couverts et un village qui se retrouve.









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